Premier magazine féminin lyonnais

Cyrielle Hariel

Cyrielle Hariel, journaliste d’impact qui veut HEAL THE WORLD.

L'interview qui donne du baume au coeur !

Journaliste engagée, auteure de son dernier livre « NOS RAISONS D’ÊTRE », et à la tête de l’émission hebdomadaire Objectif Raison d’être sur BFM Business, Cyrielle Hariel tend son micro aux dirigeants qui choisissent une économie plus humaine, plus responsable. Rencontre avec cette femme solaire qui nous transmet son énergie positive pour : HEAL THE WORLD.

1 / Comment êtes-vous devenue journaliste d’impact ? 

C’est une longue histoire…. Enfin, elle remonte à ma quête de sens à 26 ans. J’étais frustrée dans mon poste de journaliste animalière dans le groupe Canal Plus, j’ai alors voulu tenter l’aventure d’écrire la mienne. Je me suis posée 1000 questions par jour, sur ce qui m’animait, sur mes envies, les personnes que je voulais rencontrer et interviewer, etc.
Puis, c’est en regardant pour la énième fois le clip Man In The Mirror de Michael Jackson, où l’on voit que des images humanitaires et des figures emblématiques telles que Mandela, Mère Teresa, Lady Di, Martin Luther King, mais aussi la misère, la famine… que les larmes sont montées encore une fois devant ces images. Et je me suis dit « et si tu allais toi aussi sur le terrain au lieu de ressentir cette tristesse devant ton écran ? Bouge-toi Cyrielle ! ».

Après des semaines et des mois de recherches, d’écritures, de porte poussées dans les ONG, conférences humanitaires … Je me suis retrouvée 7 mois plus tard au Bangladesh accompagnant la présidente de l’époque en 2014 la présidente d’Action contre la faim. C’est là que j’ai rencontré l’ethnie des Rohingyas, refugiés apatrides depuis des décennies vivant dans une misère absolue. Puis quelques bidonvilles de la capitale à Dacca. Un séjour vraiment pas comme les autres, où le sentiment d’impuissance m’a envahi.

C’est là dans ce pays que j’ai eu ce sentiment d’utilité, et cette problématique de me dire comment puis-je les aider à ma façon avec mon micro ? Et c’est au retour de ce voyage que je me suis fait opérer du cœur quelques semaines après min retour. En fait, la veille de ce voyage en allant à l’institut Pasteur mettre à jour mes vaccins, on m’a décelé pour la première fois, un souffle au cœur. En rentrant, le cardiologue m’a fait faire des examens et j’ai appris à 27 ans que j’étais atteinte d’une cardiopathie congénitale. On m’a opéré dans la foulée, et je porte une prothèse dans le cœur depuis.
Donc, tendre mon micro à des personnes qui changent, ou soignent le monde vient de ce voyage qui m’a sauvé ! Une sorte pour moi de rendre ce que j’ai eu en retour, c’est à dire, un cœur soigné…

2 / Dans votre livre « Nos raisons d’être », vous interrogez des personnalités engagées.  Y a-t-il une interview qui vous a particulièrement touchée ? 

Celle du paléo climatologue Jean Jouzel. Il a toujours cette douceur dans la voix et pourtant son niveau d’optimisme sur nos actions pour enrayer cette machine climatique n’est à ce jour pas à la hauteur. Cela fait plus de 30 ans que les scientifiques nous alertent, « que nous regardons ailleurs » comme le disait Jacques Chirac, et nous nous réveillons pour la grande majorité que récemment. Il a toujours le mot juste et modère toujours son propos. Je l’ai rencontré à mes débuts en 2015, on s’est aussi croisé à la COP21 ou encore sur mon plateau sur BFM Business, j’ai un profond respect pour lui et je trouve sa manière de vulgariser le propos pertinent.

Tendre mon micro à des personnes qui changent, ou soignent le monde vient de ce voyage qui m’a sauvé !

3/ Vous expliquez que chacun à sa raison d’être. Si vous deviez définir en 3 mots votre raison d’être à vous ?

Mettre en lumière. Sensibiliser. Fédérer.

4 / Quelles sont vos inspirations afin de continuer à être optimiste pour l’avenir ?

Mon métier ! Je rencontre des centaines d’acteurs par an qui développent des solutions, qui modifient leur business modèle pour réduire leur empreinte carbone, innovent pour élaborer de nouvelles formules, etc. Je rencontre également des jeunes très sensibilisés par exemple sur les enjeux climatiques, ce qui pousse de facto le tissu économique à s’aligner sur leurs intérêts s’ils veulent recruter de nouveaux talents et renforcer leur attractivité, etc.

5/ Votre livre commence par la citation de Nelson Mandela : « Il est entre vos mains de créer un monde meilleur pour tous ceux qui y vivent ».  Quels sont vos conseils pour que chacun puisse agir à son échelle ?

Être curieux, s’intéresser à toutes les alternatives qui existent si on veut modifier nos usages, de notre salle de bain par exemple avec des produits cosmétiques solides, en passant par le lieu de nos vacances ou à notre alimentation.

6/ Une journée avec Cyrielle Hariel c’est comment ? 

Il n’y a pas une journée qui se ressemble. Ne jamais avoir les mêmes œufs dans un même panier, telle est ma devise. J’assume être une slasheuse, et avoir plusieurs casquettes. C’est ce qui rend mon quotidien plus enrichissant de mon point de vue. C’est un rythme qui correspond à ma personnalité, c’est aussi parce que j’aime me challenger. Je peux enregistrer mon émission, puis donner une conférence devant des jeunes 2h plus tard ou dans une conférence avec des dirigeants. Je peux aussi faire la promotion de mon dernier livre ou interviewer des personnalités lors d’un rassemblement international. Cela me permet d’élargir chaque jour mon réseau.

7/ Vos prochains projets ou envies ? 

Une fondation, des envies de retourner sur le terrain en Amazonie, de refaire de la plongée sous-marine et admirer la faune et flore marine qui me fascinent tant, étant fille d’un ancien moniteur de plongée ;-) et continuer de rencontrer des personnes inspirantes qui « heal the world », car sans eux, le monde d’Après ne sera pas aussi durable !

Le #Hashtag de la Rédac '

#HEALTHEWORLD

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